Un peu d’histoire >

Quelques grandes figures

La Société du Sacré-Coeur compte quelques grandes personnalités qui ont particulièrement marqué leurs époques et la congrégation. Elles sont des modèles sur le chemin de la vie religieuse et de la foi.


Anne du Rousiers, fondatrice au Chili



Anne du Rousier, fondatrice de la Société du Sacré-Coeur au ChiliNative du Poitou, elle voit le jour le 20 décembre 1806. À 8 ans, elle perd son père, engagé dans les guerres vendéennes. Elle décide dès ce moment de devenir religieuse. Au pensionnat du Sacré-Coeur à Poitiers, elle rencontre Philippine Duchesne qui évoque son départ l’Amérique : un témoignage marquant qui éveille en Anne le désir de devenir comme son aînée missionnaire.

Elle entre au noviciat en 1821. En 1844, elle s’apprête à partir pour la Birmanie, mais c’est Turin qu’elle gagne où elle débute sa carrière d’éducatrice. Elle reviendra en France, dans des périodes troublées. À 46 ans elle est désignée pour visiter les maisons des États-Unis. Le voyage est difficile. Elle réjoint Philippine, en novembre 1852, et l’accompagne dans ses derniers jours. C’est alors que Madeleine-Sophie confie à Anne la mission de fonder la Société du Sacré-Coeur au Chili.

Le voyage est périlleux et éprouvant, la traversée l’isthme de Panama à dos de mulet épique. C’est encore à dos de mule qu’elle sillonne cet immense pays du Chili, fondant, affermissant les fondations, participant à tous les travaux, accueillant les missionnaires envoyées en renfort. Face à un analphabétisme de 85 %, elle fonde une école normale, où tout est à apprendre aux « normaliennes » !

L’activité apostolique intense n’empêche pas Anne de prendre un soin extrême à la vie de communauté, à l’oraison et à la formation de ses jeunes filles. En 1864, sa participation au Conseil Général lui ménage un ultime revoir avec la Mère Barat. Après 27 ans de travail au Chili et de nombreux voyages, c’est dans l’amour du Cœur de Jésus et dans le désir ardent de le faire connaitre qu’elle consume ses dernières forces. Anne meurt le 28 janvier 1880.
À lire : La vie voyageuse et missionnaire de la Révérende Mère Anna du Rousier 1806-1880, par Madeleine d’Ernemont, Éd. G. Beauchesne et ses fils, Paris, 1932, 204 p.


Janet Erskine Stuart, la joie dans la foi

Janet Stuart, Religieuse du Sacré-Coeur de JésusMère Janet Stuart, (1857-1914), Anglaise, est la sixième supérieure générale des Religieuses du Sacré-Coeur de Jésus, la première qui n’a pas connu Madeleine-Sophie Barat. Au début d’un vingtième siècle marqué par la suppression des maisons du Sacré-Cœur en France et l’ouverture de nouvelles communautés dans des pays aussi variés que le Brésil, le Japon, l’Égypte et Malte, elle insuffle une vision renouvelée de l’esprit de sainte Madeleine-Sophie. 
Née à Cottesmore, à une centaine de km au nord est de Londres, dans un milieu rural, elle est la dernière enfant d’une famille nombreuse, fille d’un pasteur anglican et perd sa mère à l’âge de 18 mois. Elle traverse des moments d’agnosticisme, qui la mènent jusqu’au catholicisme, puis jusqu’à la vie religieuse. « Esprit qui cherche la lumière et la beauté, / cœur qui aspire à ton repos, Âme qui essaie de comprendre ; /c’est là ton seul bonheur », écrit-elle dans un célèbre poème, aujourd’hui chanté dans le monde entier.
Devenue supérieure générale en 1911, Janet Stuart visite toutes les maisons d’Europe, l’Égypte, l’Australie, le Japon. De retour à la Maison Mère à Bruxelles en 1914, elle trouve un pays en guerre. Étant donné l’impossibilité de communiquer avec le reste de la Société, elle part pour l’Angleterre où elle meurt épuisée peu après, le 21 octobre 1914.
Janet Stuart a beaucoup écrit et parlé. La sobriété de son style et la précision de son vocabulaire rendent difficile la traduction, si bien qu’elle reste peu connue en dehors du monde anglophone.

Quelques pensées

« Être porteur de joie et donneur de joie dit tout. Cela signifie qu’on vit pour Dieu fidèlement, et que rien d’autre ne compte. La joie est ce qui rapproche le plus la terre du ciel. C’est notre devoir de la cultiver. La joie rend Dieu lui-même proche. »

« Se mettre en présence de Dieu, c’est comme sortir dans l’air frais d’un matin … comme un souffle d’air printanier pour notre âme – un souffle apaisant, rafraichissant, énergisant. »

« Rappelez-vous que, quoi qu’il arrive, dans la joie et l’action de grâce selon les circonstances, ou avec humilité et soumission, ou relevant le défi avec courage, vous devez vous dire dans les difficultés intérieures : ceci fait partie de l’histoire, et l’histoire, c’est l’amour de Dieu pour moi et mon amour pour lui. »

« On ne comprend pas toujours que ce que nous devons craindre, ce n’est pas d’aimer trop, mais de ne pas aimer assez. ‘Mon précepte est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés moi-même’. Nous n’y arriverons jamais, nous ne pouvons pas trop aimer. Ce que nous voulons dire par aimer trop, c’est en vérité ne pas aimer assez, c’est aimer les unes à l’exclusion des autres, c’est par-dessus tout, nous rechercher et nous aimer nous-mêmes. Donc, pour entrer plus profondément dans l’esprit de notre vocation, aimons toujours plus. Craignons l’indifférence, l’exclusivisme, l’esprit local, l’esprit national, l’esprit de comparaison et de critique. Aimons franchement, loyalement, largement comme Notre Seigneur nous a aimées. »

« Nous ne pouvons pas prévoir l’avenir, mais nous devons nous préparer nous-mêmes et préparer les autres à ce qui doit venir, et cela, indirectement, les préparera à ce qui peut venir. »

« Les possibilités du temps présent sont immenses … Il n’y a jamais eu tant de liberté dans les échanges de pensée… Les gens vont au cœur des choses. »

« L’objectif proposé est bon : voir, se servir de ses facultés, admirer, respecter. »



Sœur Josefa et l’œuvre du Message

Soeur Josepha, Religieuse du Sacré-Coeur de Jésus« Toi, aide-moi dans mon œuvre d’Amour »
Soeur Josepha et l’oeuvre du messageSœur Josefa Menèndez laissa son pays d’origine, l’Espagne, pour entrer au noviciat des Religieuses du Sacré-Cœur à Poitiers en février 1920. Elle y passa les quatre années de sa vie religieuse, recevant des apparitions de Jésus, la Vierge et Madeleine-Sophie Barat, et y mourut le 29 décembre 1923.
Durant ces quatre années, « l’œuvre du Seigneur » se fit en elle. Peu à peu, Jésus la forma à laisser toute préoccupation d’elle-même et de sa famille, à devenir « petite » et totalement abandonnée à Lui, à vivre en pleine union et conformité au Cœur du Christ.
C’est ainsi qu’à travers une vie quotidienne simple et apparemment ordinaire, elle devint apte à recevoir pour le transmettre le Message d’amour, de tendresse et de miséricorde de Dieu pour tous les hommes, et le Message particulier à ceux et celles qui ont reçu un appel pour une vie consacrée. Message qui se termine par la demande spéciale du Seigneur : « Réparation, amour, confiance ».
Le livre : Un appel à l’Amour, traduit en treize langues, rend compte de la vie de Josefa et de toutes les grâces qu’elle reçut du Seigneur.
Oeuvre du Sacré-Coeur
 

En savoir plus

Bibliographie

Rechercher
S'abonner à la newsletter Newsletter