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Enracinées dans la prière

Au centre de la vie des Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus se trouve l’invitation du Christ. Dans l’oraison quotidienne, la participation à l’Eucharistie, la prière communautaire et l’adoration, il appelle à une rencontre personnelle avec lui. Le cœur ouvert et transpercé du Christ est pour les Religieuses du Sacré-Coeur le chemin qui conduit, peu à peu, à entrer dans le mystère de sa vie donnée, avec tout ce qui fait leurs vies, avec les souffrances et les espoirs de l’humanité. Ce chemin fait entrer dans un mouvement qui unifie toute vie : l’adoration du Père et l’amour de tous, spécialement des plus pauvres.


Découvrir et manifester l’amour du cœur du Christ
Avec les mots de Rita, Religieuse du Sacré-Coeur de Jésus
Soeur Rita, Religieuse du Sacré-Coeur de JésusLe Cœur transpercé de Jésus rejoint en moi, (en toute humanité) ce lieu où je suis blessée, en danger de mort et c’est là qu’il m’appelle à le choisir, à le suivre sur son chemin d’ouverture et d’amour. La vie pour moi, c’est de consentir à cette blessure de l’amour (mon histoire, ma fragilité, mes limites, mon péché), c’est de laisser cette blessure ouverte, c’est d’avoir fait l’expérience que cette blessure n’est pas mortelle, mais qu’elle peut être le chemin par où la vie, la tendresse, la compassion de Dieu passent pour me façonner, me rendre plus « unie et conforme » au Cœur de son Fils. C’est aussi le chemin du témoignage et du don possible. Aujourd’hui, la spiritualité du Sacré-Cœur pour moi, c’est consentir à être blessée et recevoir d’un Autre ma capacité d’aimer. Consentir à aimer, même mal ! À avoir mal aussi ! « Être dans le monde le Cœur de Dieu », modestement et avec d’autres !





Le regard contemplatif
Avec les mots d’Agnès, Religieuse du Sacré-Coeur de Jésus
Soeur Agnès, Religieuse du Sacré-Coeur de JésusApprofondir le sens du regard contemplatif qui cherche à découvrir la présence de Dieu en toute chose, m’a permis d’avancer dans l’unification de ma vie et de l’offrande de tout mon être au Seigneur afin de contribuer à la construction d’un monde en marche vers le Royaume.
Le regard contemplatif part du cœur et cherche à atteindre le cœur. Ce regard perçoit le cœur des personnes, au-delà de leur apparence. Ce regard ressent le cœur du monde et des événements, là où se manifeste la présence active de Jésus ressuscité. Ce regard découvre et favorise les forces de vie parfois enfouies sous une gangue épaisse. Une attitude qui suppose déjà de tendre à mieux connaître son propre cœur, le lieu où habite l’Esprit, source de toute prière et de toute action.

Apprendre à lire la présence et l’action secrète de Dieu à travers les lignes des journaux, écouter celui qui me parle jusqu’à entendre la parole de vie qui cherche à s’exprimer, ne pas détourner les yeux de la souffrance qui choque, discerner ce qui va dans le sens de la vie et ce qui risque d’entraîner vers la mort, autant d’attitudes engendrées par le regard contemplatif et qui engagent à prendre position.
Ainsi, l’objet de la contemplation, et de l’adoration, ce n’est plus seulement la présence du Christ au tabernacle ou dans l’Évangile, mais aussi cette présence du Ressuscité dans la vie courante et les ambiguïtés qui nous la cachent. Inutile de souligner que c’est une attitude sans cesse à reprendre dans la prière, à demander à l’Esprit-Saint, et à vivre avec d’autres, en Église.
« Si nous vivons dans la communion avec le Christ, alors nos yeux s’ouvriront. Alors, nous ne nous contenterons plus de vivoter, préoccupés seulement de nous-mêmes, mais nous verrons où et comment nous sommes nécessaires. » (Benoît XVI)

Adorer
Avec les mots d’Alice, Religieuse du Sacré-Coeur de Jésus
Soeur Alice, Religieuse du Sacré-Coeur de JésusQuand je pense au mot « Eucharistie », je revois mon père dans sa vigne, penché amoureusement sur le cep pour le tailler, le nettoyer ou pour arracher les herbes folles qui risqueraient de lui nuire. C’était lui même qui l’avait plantée, cette vigne choisie avec soin sur une colline bien exposée au soleil, dans un terrain qu’il avait laissé reposer durant trois ans pour assurer sa fécondité. Tous les jours, il venait voir sa vigne. Parfois il m’emmenait avec lui. Il me disait :
« Tu vois, la vendange sera belle. J’irai en porter un tonnelet à Monsieur le Curé pour le vin de messe. N’est-ce pas une belle destinée ? Le vin de ma vigne devient le Sang de Jésus-Christ. »
Et maintenant, quand je pense au mot « Eucharistie », j’entends le Seigneur qui me dit :
« Cette vigne que soignait ton père, ces sarments sur lesquels il veillait, ces grappes qu’il recueillait délicatement pour les porter au pressoir et en faire du bon vin, c’est l’image de ta vie. Mon Père t’a choisie et plantée dans une bonne terre, Il t’a entourée de tendresse et a veillé sur toi. Quand Il t’émondait, tu n’as pas toujours compris que c’était pour que tu portes plus de fruits. Aujourd’hui, rends grâce, deviens par tout ton être ce que tu es : eucharistie. Comme le vin s’est laissé transformer en sang, laisse-toi transformer, deviens un autre Christ. »

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Adorer le Saint Sacrement, par Mgr Albert Rouet










En Église
Avec les mots de Monique, Religieuse du Sacré-Coeur de Jésus
Soeur Monique, Religieuse du Sacré-Coeur de JésusJ’aime, au moment de la communion, entendre le prêtre dire « Le Corps du Christ... Le Corps du Christ... » à chacun qui demande à le recevoir.
Regarder ce défilé des personnes, de générations, de nationalités, de milieux variés, ayant des handicaps, me fait réaliser que chacun repart dans son activité quotidienne, comme membre du Christ.
La Parole de Dieu écoutée ensemble, m’imprègne, sans très bien le savoir, et chaque rencontre me rend « Corps du Christ livré pour que naisse une humanité nouvelle. » (Constitutions 29). C’est à dire que j’essaye d’être entièrement donnée aux autres dans ma vie quotidienne.